Tout plutôt qu’être moi

Tout_plutot_qu_etre_moi

Auteur : Ned Vizzini
Date de sortie : 28 janvier 2016
Editions : La Belle Colère
Synopsis : Chez son psy, Craig Gilner apprend l’existence du syndrome d’Ondine : ceux qui en souffrent oublient de respirer. La dépression, Craig va en faire l’expérience, c’est ce qui arrive quand on oublie de vivre.
Craig est bien décidé à réussir. Il intègre l’une des plus prestigieuses prépas de New York. Mais très vite, il ne mange plus, ne dort plus, et pense sans arrêt à ses devoirs et à la jolie copine de son meilleur ami. Craig est pris dans une spirale d’anxiété, qui l’accule et le paralyse. Comment en est-il arrivé là ?
397 pages

Mon avis :

Tout plutôt qu’être moi est une lecture commune avec Anaïs du blog Planare. Nous avons lu ce livre en même temps, tout en racontant au fur et à mesure à l’autre ce qu’on pensait de l’histoire, qui au final nous a plu à toutes les deux !
Le début m’a parut plutôt lent, mais je n’étais pas encore assez rentrée dans le vif de l’histoire. C’est un livre qu’on peut lire d’une seule traite.
Craig a une façon bien à lui de voir le monde : il se repère grâce à des tentacules et des ancres. Les tentacules sont ce qui l’empêche d’être heureux, les ancres sont des choses stables dans sa vie. Anaïs l’explique un peu plus en détail dans son article.
Son langage, sa façon de penser nous ont paru un peu familier, mais on se met ainsi beaucoup plus facilement dans la peau du personnage.
Ce livre m’a beaucoup touchée (à vrai dire, je suis restée figée plusieurs minutes à réfléchir lorsque je l’ai refermé). Il nous donne de l’espoir, il nous montre que quand on croit avoir touché le fond, il reste toujours quelque chose pour nous faire remonter à la surface.
Mais je ne peux m’empêcher de croire que l’histoire se finit mal, puisque l’auteur de ce livre, Ned Vizzini, s’est jeté du haut d’un immeuble de Brooklyn en décembre 2013. Il avait 32 ans et se battait depuis des années contre la dépression.

 

L’avis d’Anaïs : « Ce livre donne de l’espoir et de l’amour, il m’a bouleversé à un point et s’inscrit dans mes coup de cœurs, pour sûr ! J’ai été transportée d’un bout à l’autre. L’auteur a su trouver les bons mots et a apporté une touche parfaitement dosée d’humour pour mettre un peu de son vécu dans l’histoire de Craig. »
La suite sur son blog.

 

« – Alors je vais rester ici jusqu’au vrai déclic ?
– Je ne vous suis pas.
– Je vais rester ici jusqu’à ce que je sois guéri ?
– On ne guérit pas de la vie, monsieur Gilner. » Le docteur se penche vers moi. « On la gère. »