Songe à la douceur

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Auteur : Clémentine Beauvais

Date de sortie : 24 août 2016

Editions : Sarbacane

Synopsis : Quand Tatiana rencontre Eugène, elle a 14 ans et il en a 17. C’est l’été, et il n’a rien d’autre à faire que de lui parler. Il est sûr de lui, charmant, alors qu’elle est timide, idéaliste et romantique. Inévitablement, elle tombe amoureuse de lui, et réciproquement.

239 pages

Mon avis :

Je n’avais jamais lu de Clémentine Beauvais, et c’est après avoir vu la chronique d’Audrey que celui-ci m’a donné envie.

Dans ce livre, on suit l’histoire d’amour de Tatiana et d’Eugène lorsqu’ils sont jeunes, et parallèlement leur nouvelle rencontre dix ans plus tard.

Lorsqu’il avait 17 ans, Eugène avait rejeté Tatiana « parce qu’ils s’ennuieraient ensemble ». Dix ans après donc, ils se retrouvent dans le métro par hasard. Puis vient une magnifique histoire d’amour, de retrouvailles et de souvenirs.

« Il n’avait pas l’habitude d’espérer vraiment quelque chose de précis, de précieux, de puissant ; c’était rien de spécial qu’il attendait tout le temps. »

Au risque de paraître cliché, j’ai trouvé que ce livre était une bouffée d’amour et d’air pur. Cette lecture a été un vrai moment de détente et de bonheur.

« Mais quand on patiente, on ne fait que frôler la réalité.

Ça fait plusieurs semaines que je la frôle sans la toucher,

attendant que la porte du jardin m’y projette. »

L’histoire en elle-même est assez banale (une histoire d’amour moderne entre deux adolescents/adultes) mais la plume de l’auteur la rend atypique ; les vers ne rendent pas l’histoire plus lourde, au contraire ils apportent plus de légèreté au récit.

En fin de compte, je crois pouvoir dire que ce livre a été un vrai coup de cœur…

« Non. On n’a jamais fait que se croiser.

A l’époque il était blasé,

j’étais passionnée ;

il ne pensait pas à demain et moi

je voulais l’éternité.

Mais je sens que c’est l’inverse, tu vois.

Il lui manque quelqu’un, il ne me manque personne. »

Phobos : un coup de cœur !

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Auteur : Victor Dixen

Date de sortie : 11 juin 2015

Editions : Robert Laffont

Synopsis : Ils sont six filles et six garçons, dans les deux compartiments séparés d’un même vaisseau spatial. Ils ont six minutes chaque semaine pour se séduire et se choisir, sous l’œil des caméras embarquées. Ils sont les prétendants du programme Genesis, l’émission de speed-dating la plus folle de l’histoire, destinée à créer la première colonie humaine sur Mars.

Léonor, orpheline de dix-huit ans, est l’une des six élues. Elle a signé pour la gloire. Elle a signé pour l’amour. Elle a signé pour un aller sans retour…

433 pages

Mon avis :

J’avais vraiment vu beaucoup d’avis positifs sur ce livre alors je me suis lancée sans vraiment savoir à quoi m’attendre. Et rien qu’au bout de quelques pages, j’adorais déjà l’histoire.

Je n’ai jamais lu de livre dans ce style mais qu’est-ce que j’ai aimé !

J’ai aimé la façon dont Victor Dixen traduit les sentiments de Léonor. J’ai aimé la façon dont il décrit ce qu’elle voit pour ensuite le redessiner. J’ai aimé la façon dont il la fait paraître forte et courageuse.

Je pense qu’il peut à son tour faire partie de mes coups de cœur !

« La pointe du stylet se met à glisser sur la surface de verre lisse, un peu tremblante au début, puis de plus en plus assurée à mesure que je me déconnecte du vaisseau pour me concentrer sur le petit rectangle blanc de l’écran – ma fenêtre sur l’ailleurs, mon échappatoire. »

J’adore la nature de Léonor, son idée de n’inviter chaque garçon qu’une fois sur six m’avait plu au début mais après j’étais très frustrée qu’elle ne veuille pas voir plus souvent le prétendant avec lequel je voulais qu’elle soit.

Mais Victor Dixen ne peut pas nous faire ça ! Cette fin ! C’est tellement frustrant, j’ai envie de courir à la librairie la plus proche pour acheter le second tome !

« Marcus : « La page de ma vie est déjà bien remplie, et un jour elle sera complètement noircie. Mais pour l’instant, il reste un endroit vierge, où je n’ai jamais su quoi écrire. » Il désigne du doigt son pectoral gauche, à l’endroit du cœur. La peau y est complètement blanche et lisse, libre de toute végétation, de toute inscription. Sonnerie. L’entretien est fini. »