Sans elles

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Auteur : Stéphane Jouanny

Date de sortie : septembre 2016

Editions : Auteurs d’Aujourd’hui

Synopsis : « Parfois, on aimerait que certaines choses ne prennent jamais fin… » On avait tout pour être heureux. Absolument tout. Ensemble, on « tait parvenus à dompter nos états d’âme et à porter nos regards vers des lendemains plus clairs. Sauf que personne n’est à l’abri de voir la vie tout foutre en l’air, avec simplement quelques mots. Si bien qu’aujourd’hui, je dois me faire à l’idée de perdre ce que j’ai de mieux.

A travers les yeux du séduisant Jules, jeune psychologue vivant à Paris, Stéphane Jouanny nous entraîne sans pudeur dans la plongée irrespirable d’un dilemme amoureux. Un roman contemporain qui n’oublie pas, malgré tout, de tirer le portrait de notre société, en mêlant subtilement la psychologie, le constat amer de toute une génération à l’agonie, et cet amour qui n’est jamais loin du dégoût.

134 pages (sur liseuse)

Mon avis :

Quand Stéphane Jouanny m’a contactée pour me proposer de m’envoyer son livre (et s’il passe par là je l’en remercie), j’ai accepté même si ce n’est pas le genre de livres que je lis d’habitude…et je me suis surprise à bien aimer !

Pour une fois, on a le point de vue d’un homme dans une histoire d’amour ce qui changeait aussi de mes habitudes.

« En dépit de pouvoir croire en mon monde, je me raccroche alors aux émotions qui font de nous des Hommes. Car même si tout est déjà joué d’avance, j’ai dans les paumes ce filament de clarté qui subsiste, puisqu’un jour j’ai aimé, plus qu’il ne m’était possible de croire. »

Le protagoniste, Jules est un homme seul, triste et il souffre. Tout ça à cause d’une histoire d’amour, sa dernière histoire d’amour, un amour passionné et fusionnel avec Anaïs qui a duré trois ans. Mais elle l’a quitté un jour sans explications et cela l’a détruit complètement.

Après des mois à rester dans sa solitude, il essaie de la remplacer par d’autres mais ça ne fonctionne pas.

Au fond, j’ai eu l’impression qu’il ne voulait pas passer à autre chose, même s’il essaie.

« Depuis notre première rencontre, Lola n’avait toujours été qu’un chant. Un chant mélodieux qui ne demandait qu’à trouver son écho, dans ces pièces remplies de lumière qu’elle s’était peu à peu fabriquées. »

 

 

L’auteur sait trouver les mots justes pour nous faire ressentir la même chose que Jules, ce sentiment d’abandon, de solitude, le fait qu’il n’ait plus le goût de la vie. Il a une plume très touchante et j’ai lu ce roman lentement, pour savourer chacun des mots et des phrases de l’auteur.

La raison principale pour laquelle j’ai aimé ce livre est qu’avant d’être un livre pour « se détendre et profiter d’un bon livre », il amène à réfléchir à différents sujets à travers un principal qu’est l’amour.

Dans l’ensemble, ce fut un bon roman car l’histoire ne dure pas trop dans le temps et, même s’il n’y a pas vraiment d’action car on suit simplement la vie de Jules, on est triste lorsqu’on renferme le livre grâce à la plume de l’auteur qui est probablement ce que j’ai le plus apprécié du livre.

« La faute incombe à ce destin capable de nous lier aux autres quand rien ne le présage, la faute à ces rencontres qui bousculent les itinéraires tracés à l’avance. »

 

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La femme parfaite est une connasse !

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Auteur : Anne-Sophie Girard et Marie-Aldine Girard

Date de sortie : 9 février 2013

Editions : J’ai Lu

Synopsis : Ce livre est LE guide pour toutes les femmes imparfaites. Vous y découvrirez notamment des théories comme « la jurisprudence de la frange », « la théorie du pot de cacahuètes » ou encore le concept universel du « foutu pour foutu », mais vous apprendrez aussi « comment garder sa dignité quand on est complètement bourrée », « comment réagir devant un bébé laid », ou « les questions qu’il ne faut pas poser à un homme si on ne veut pas entendre les réponses ».

157 pages

Mon avis :

J’ai acheté ce livre au Salon du Livre à Paris le week-end dernier et lundi soir, j’ai eu une envie subite de le lire, parce qu’il me semblait très léger et très drôle et que j’en avais vraiment besoin.

Dans ce livre, les deux auteurs nous font part de leurs théories très divertissantes sur des sujets totalement différents qui n’ont en commun qu’une chose (à ça près) : la femme parfaite (qui, on le sait tous, n’existe pas…).

Ce livre est un pur régal, je riais à toutes les pages et même si l’humour est la base du livre, il y a des allusions et des dénonciations discrètes au monde d’aujourd’hui dans lequel « il faut toujours être parfait ».

Si vous cherchez un livre pour vous détendre, rire (énormément) et passer un bon moment, celui-ci est fait pour vous !

Bon, je vous fais quand même cadeau d’une citation parce qu’elle m’a beaucoup fait rire :

« – Tu ne devrais pas boire de lait de vache, car tu n’es pas le bébé de la vache !

– Ah ! Parce que tu es le bébé du soja, toi, peut-être ?! »

 

— Cette chronique n’est pas très longue mais ce n’est en aucune raison parce que je n’ai pas aimé le livre ! J’ai passé un très bon moment pendant ma lecture, je ne me voyais simplement écrire trois pages sur mes ressentiments par rapport à ce livre.

Phobos 2

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Auteur : Victor Dixen

Date de sortie : 19 novembre 2016

Editions : Robert Laffont

Synopsis : Ils croyaient maîtriser leur destin.

Ils sont les douze pionniers du programme Genesis. Ils pensaient avoir tiré un trait sur leur vie d’avant pour devenir les héros de la plus fabuleuse des odyssées. En réalité, ils sont les victimes de la plus cruelle des machinations.

Elle croyait maîtriser ses sentiments.

Sur Mars, Léonor espérait trouver la gloire et, pourquoi pas l’amour. Elle pensait pouvoir ouvrir son cœur sans

491 pages

Mon avis :

J’avais adoré le tome 1 de Phobos, et j’étais dégoûtée de ne pas pouvoir lire la suite directement.

Ce que j’adore dans l’écriture de Victor Dixen, c’est qu’il nous plonge directement dans l’histoire ! Il y a bien sûr quelques rappels au premier tome mais ce n’est pas trop lourd et ça ne plombe pas toute l’histoire.

« Tu sais pourquoi j’aime tant les roses ? Pas parce que ce sont des fleurs romantiques ou parce qu’elles permettent de jouer les jolis cœurs, comme tu me l’as reproché lors de notre première rencontre. Les roses n’ont rien de mièvre ou de gentil, elles sont juste vraies. Cruellement vraies. Si leurs pétales nous montrent que la vie est belle à couper le souffle, leurs épines nous rappellent qu’elle est dangereuse à en crever. »

Encore une fois, j’avais très envie de lire ce second tome mais je voulais prendre mon temps. Le problème est que le suspense et l’excitation sont tellement intenses que j’ai du m’empêcher de le lire d’un seul coup !

Dans ce roman, on retrouve les personnages très attachants du premier tome et l’esprit d’équipe du groupe est très présent.

« Je n’aurais jamais pu prévoir de tomber amoureux à ce point ! Quel con j’ai été de croire que Mars donnerait un sens à ma chienne de vie ! Le sens, c’est toi qui l’a donné! Ce que tu m’as offert me comble tellement que la mort ne me fait plus peur, et en même temps je n’ai jamais autant eu envie de vivre, pour être avec toi ! »

Une des qualités de l’auteur est qu’il apporte un suspense énorme à l’histoire. C’était très dur de ne pas lire la fin plus tôt ! (oui oui, vous savez, quand vous lisez la dernière page avant d’avoir commencé le roman… 😉 )

Encore une fois, j’ai très très hâte de lire la suite car avec cette fin, il m’est impossible d’attendre plus longtemps !

« Je n’ai plus honte.

Aucune angoisse ne peut résister, quand de tels yeux vous regardent ainsi, comme si vous étiez la chose la plus précieuse de l’univers. »

Songe à la douceur

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Auteur : Clémentine Beauvais

Date de sortie : 24 août 2016

Editions : Sarbacane

Synopsis : Quand Tatiana rencontre Eugène, elle a 14 ans et il en a 17. C’est l’été, et il n’a rien d’autre à faire que de lui parler. Il est sûr de lui, charmant, alors qu’elle est timide, idéaliste et romantique. Inévitablement, elle tombe amoureuse de lui, et réciproquement.

239 pages

Mon avis :

Je n’avais jamais lu de Clémentine Beauvais, et c’est après avoir vu la chronique d’Audrey que celui-ci m’a donné envie.

Dans ce livre, on suit l’histoire d’amour de Tatiana et d’Eugène lorsqu’ils sont jeunes, et parallèlement leur nouvelle rencontre dix ans plus tard.

Lorsqu’il avait 17 ans, Eugène avait rejeté Tatiana « parce qu’ils s’ennuieraient ensemble ». Dix ans après donc, ils se retrouvent dans le métro par hasard. Puis vient une magnifique histoire d’amour, de retrouvailles et de souvenirs.

« Il n’avait pas l’habitude d’espérer vraiment quelque chose de précis, de précieux, de puissant ; c’était rien de spécial qu’il attendait tout le temps. »

Au risque de paraître cliché, j’ai trouvé que ce livre était une bouffée d’amour et d’air pur. Cette lecture a été un vrai moment de détente et de bonheur.

« Mais quand on patiente, on ne fait que frôler la réalité.

Ça fait plusieurs semaines que je la frôle sans la toucher,

attendant que la porte du jardin m’y projette. »

L’histoire en elle-même est assez banale (une histoire d’amour moderne entre deux adolescents/adultes) mais la plume de l’auteur la rend atypique ; les vers ne rendent pas l’histoire plus lourde, au contraire ils apportent plus de légèreté au récit.

En fin de compte, je crois pouvoir dire que ce livre a été un vrai coup de cœur…

« Non. On n’a jamais fait que se croiser.

A l’époque il était blasé,

j’étais passionnée ;

il ne pensait pas à demain et moi

je voulais l’éternité.

Mais je sens que c’est l’inverse, tu vois.

Il lui manque quelqu’un, il ne me manque personne. »

Phobos : un coup de cœur !

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Auteur : Victor Dixen

Date de sortie : 11 juin 2015

Editions : Robert Laffont

Synopsis : Ils sont six filles et six garçons, dans les deux compartiments séparés d’un même vaisseau spatial. Ils ont six minutes chaque semaine pour se séduire et se choisir, sous l’œil des caméras embarquées. Ils sont les prétendants du programme Genesis, l’émission de speed-dating la plus folle de l’histoire, destinée à créer la première colonie humaine sur Mars.

Léonor, orpheline de dix-huit ans, est l’une des six élues. Elle a signé pour la gloire. Elle a signé pour l’amour. Elle a signé pour un aller sans retour…

433 pages

Mon avis :

J’avais vraiment vu beaucoup d’avis positifs sur ce livre alors je me suis lancée sans vraiment savoir à quoi m’attendre. Et rien qu’au bout de quelques pages, j’adorais déjà l’histoire.

Je n’ai jamais lu de livre dans ce style mais qu’est-ce que j’ai aimé !

J’ai aimé la façon dont Victor Dixen traduit les sentiments de Léonor. J’ai aimé la façon dont il décrit ce qu’elle voit pour ensuite le redessiner. J’ai aimé la façon dont il la fait paraître forte et courageuse.

Je pense qu’il peut à son tour faire partie de mes coups de cœur !

« La pointe du stylet se met à glisser sur la surface de verre lisse, un peu tremblante au début, puis de plus en plus assurée à mesure que je me déconnecte du vaisseau pour me concentrer sur le petit rectangle blanc de l’écran – ma fenêtre sur l’ailleurs, mon échappatoire. »

J’adore la nature de Léonor, son idée de n’inviter chaque garçon qu’une fois sur six m’avait plu au début mais après j’étais très frustrée qu’elle ne veuille pas voir plus souvent le prétendant avec lequel je voulais qu’elle soit.

Mais Victor Dixen ne peut pas nous faire ça ! Cette fin ! C’est tellement frustrant, j’ai envie de courir à la librairie la plus proche pour acheter le second tome !

« Marcus : « La page de ma vie est déjà bien remplie, et un jour elle sera complètement noircie. Mais pour l’instant, il reste un endroit vierge, où je n’ai jamais su quoi écrire. » Il désigne du doigt son pectoral gauche, à l’endroit du cœur. La peau y est complètement blanche et lisse, libre de toute végétation, de toute inscription. Sonnerie. L’entretien est fini. »

Did I Mention I Miss You : troisième et dernier tome de la saga DIMILY !

 

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Auteur : Estelle Maskame

Date de sortie : 3 novembre 2016

Editions : Pocket Jeunesse

Synopsis : Quand Eden rentre à Santa Monica pour l’été, tout le monde la regarde de travers. Son père et Jamie lui en veulent terriblement d’avoir semé la zizanie dans la famille. Et lorsque Tyler débarque sans prévenir, plus rien ne va.

Malgré leur rupture et le départ précipité de Tyler l’année passée, ont-ils vraiment tous les deux tourné la page comme ils le prétendent ?

348 pages

Mon avis :

J’avais pré-commandé le livre pour le recevoir le plus tôt après sa sortie et il est arrivé deux jours après (puis lu le soir même;) )

J’avais vraiment hâte de lire ce troisième tome de la saga DIMILY que j’attendais depuis quelques mois. Et j’ai été triste de laisser l’univers d’Eden et Tyler lorsque je l’ai refermé.

Eden retourne à Santa Monica après avoir essayé d’oublier Tyler pendant de longs mois mais le voici de retour. Ils partent ensemble à Portland, laissant le reste de la famille seule, pour essayer de se réconcilier.

« Là-haut, au dessus de cette cascade, je suis à des millions de kilomètres de la Californie. L’odeur de mousse humide, la fraîcheur de l’air, les arbres si verts et vivants, c’est ça, l’Oregon. »

J’ai adoré la plume de l’auteur dans ce roman, elle est toujours aussi simple, agréable et légère, j’avais vraiment l’impression de vivre l’histoire.

Ce troisième tome est de loin mon préféré, ils font beaucoup plus de choses dans celui-ci que dans les autres et personne n’est là pour les empêcher de se retrouver.

Et moi qui suis souvent déçue par la fin des romans, j’ai adoré celle-ci, qui clos parfaitement le troisième tome de la saga.

« Je range ma paire rouge dans la boîte, puis dans le placard, et ferme la porte.

Un jour, j’ai juré de ne plus jamais les porter, mais je les ai gardés, parce qu’au fond de moi, je savais qu’il me restait un espoir. J’ai eu raison de donner une seconde chance à Tyler et de suivre mon cœur. Parfois, ça vaut le coup de prendre des risques. »

La photo n’a pas été prise par moi mais par une amie à qui j’avais prêté le livre 🙂

Dans le silence de ton cœur

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Auteur : Alice Ranucci

Date de sortie : 17 février 2016

Editions : Hachette Romans

Synopsis : A seize ans, Claudia est belle, populaire, et obtient tout ce qu’elle désire. Aller en cours ? Obéir à ses parents ? A d’autres !

Elle préfère retrouver ses amis dans les rues de Rome et attirer l’attention de Rodrigo, le plus séduisant garçon du lycée.

Sa mère lui reproche son comportement immature et l’oblige même à travailler bénévolement dans un centre pour jeunes immigrés. Claudia s’en moque. Elle la défie toujours plus, se préparant, chaque fois, à subir de nouvelles remontrances.

Mais un soir, tout s’arrête. Il n’y a pas de dispute. Il n’y en aura plus jamais. Claudia se retrouve seule, face à sa conscience.

224 pages

Mon avis :

Ce livre est une lecture commune avec Juliette du blog Lectures by Juliette. Elle a été assez rapide mais pas mauvaise pour autant. Et même tout le contraire !

Ce livre a été un véritable coup de cœur. J’ai été plongée dans l’histoire jusqu’au bout. L’auteur a réussi à me faire passer par une infinité d’émotions tout au long du roman !

 

Claudia a un comportement plutôt détestable. Elle veut se sentir au dessus des autres, elle n’a aucune autonomie et pourtant, on sait que c’est une fille gentille. Elle n’est pas proche de ses parents, passe son temps dans la rue avec des amis qui ne le sont pas vraiment et tente par tous les moyens d’attirer l’attention de Rodrigo.

« La voix de ma mère. Je l’entendis résonner, nettement, au plus profond de moi : un monde faux, un monde superficiel, un monde sans âme. « Ne deviens pas comme eux, Claudia. Tu es différente. »

 

Le fait que sa mère meure va lui permettre de comprendre qui elle est vraiment, que les gens qu’elle pensait être ses amis ne le sont pas. Qu’elle est seule. Et c’est tellement dur de se sentir seul . Et enfin elle se met à réagir ! Mais c’est triste qu’il ait fallu que sa mère décède pour qu’elle fasse quelque chose.

Quand elle est entrée pour la première fois dans le centre d’immigrés, je savais que ça allait lui apprendre bien plus qu’elle ne le pensait. Et j’ai été tellement touchée quand elle commence à aider les immigrés pour sa mère. Pour elle.

C’était une très bonne idée de vouloir filmer les témoignages des jeunes immigrés. Ça leur permet de dire ce qu’ils ont sur le cœur et à elle de se rendre compte que la vie n’est pas du tout comme elle l’imaginait. Et comment on peut se rendre compte de tellement de choses grâce aux autres ! Ça donne envie de connaître la véritable histoire de chaque personne. Claudia a fait tout ça pour sa mère, mais elle l’a fait aussi pour elle. Et elle va redevenir elle-même. Grâce à la mort de sa mère. Grâce à sa mère tout court.

« Je ne sais pas combien de temps elle resta là, immobile. Peut-être quelques minutes, peut-être des heures. Je sais seulement qu’elle me regardait et qu’en moi, je la regardais aussi. J’aurai voulu lui dire tant de choses, j’aurai voulu sentir la tiédeur de son étreinte, mais les quelques pas qui nous séparaient semblaient alors infranchissables. »

 

Norlande

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Auteur : Jérôme Leroy

Date de sortie : 6 mars 2013

Editions : Syros

Synopsis : « Tout, finalement, est allé très vite après cette étrange conversation entre maman et moi à la cafétéria. C’était quelques mois avant que l' »événement » ne se produise, quelques semaines avant que l’Autre n’entre en scène.

Dans la mythologie norlandaise, le temps est circulaire, représenté par un serpent qui se mange la queue. Depuis cette table, dans ma chambre de la clinique, jamais une image ne m’a semblé aussi juste.

L' »événement », l’Autre, ont toujours été là. A attendre sur un point du cercle. Et c’est moi, nous, toute la Norlande, qui allions à la rencontre de ce point sans le savoir et sans pouvoir l’éviter. »

151 pages

Mon avis :

Ce livre était une lecture facultative qui nous permettait de découvrir la plume de Jérôme Leroy avant la rencontre avec cet auteur.

Tout le monde le sait, les romans à lire pour les cours sont rarement aussi plaisants qu’on le souhaiterait. Mais celui-ci m’a surprise, je ne m’attendais pas à ce qu’il me bouleverse autant.

C’est un livre très émouvant, inspiré de l’attentat qui a lieu en Norvège en juillet 2011. L’histoire retrace la convalescence de Clara, une adolescente directement touchée par ce qui a eu lieu à Clamarnic (île où une partie de l’attentat s’est déroulé dans le roman).

« Ou encore, comme ces jours-ci, quand survient quelque chose de plus transparents, de plus cristallin dans la lumière du dehors, quelque chose de typique du bref printemps norlandais, quelque chose de pur et d’éphémère, de joyeux, que je préfère contempler en restant derrière une baie vitrée, tellement j’ai peur de me sentir exclue de toute cette vie qui revient malgré tout. »

Clara dit être responsable de ce qui est arrivé même si les gens lui affirment le contraire, mais nous ne savons ce qu’il s’est passé qu’à la fin du roman, même si grâce à quelques indices laissés ici et là par l’auteur on peut deviner certaines choses.

J’ai vraiment énormément apprécié ce livre et j’attends avec impatience de découvrir son prochain roman que nous devons également lire pour la rencontre.

« J’ai aussi perdu le sens de cette beauté-là, on me l’a volé, et si les autres me semblent irréels, le monde aussi m’est devenu étranger, comme un décor vaguement hostile. »

Fangirl

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Auteur : Rainbow Rowell
Date de sortie : 13 février 2014
Editions : Castelmore
Synopsis : Cath ne vit que pour et par l’écriture. Elle est une fan inconditionnelle de la série de romans à succès Simon Snow…au point de rédiger elle-même les aventures de son héros préféré, en attendant la parution du dernier tome ! Elle vit dans une bulle qu’elle partage avec Wren, sa soeur jumelle, loin de toute vie sociale.
Pourtant, c’est désormais en solo qu’elle devra affronter le monde extérieur. Wren vient de lui annoncer l’impensable : cette année, à la fac, elles feront chambre à part. Cath saura-t-elle s’ouvrir aux autres et profiter de sa vie étudiante ?
Et l’amour dans tout ça ?
508 pages

Mon avis :

Ce livre ayant été écrit par la même auteure qu’Eleanor&Park (qui a totalement séduit les lecteurs), je m’attendais à quelque chose de génial.
Même si je me suis clairement identifiée à Cath (le même goût de la lecture, de l’écriture, un peu le même caractère…), je n’ai pas vraiment réussi à entrer dans l’histoire, car le livre est gros et long (vous me direz, si on a envie de le lire on y arrive mais je n’avais pas non plus beaucoup de temps pour lire).
Cath est une jeune fille timide, même si elle a un caractère assez bien trempé. Elle a une relation complexe avec Wren, sa sœur jumelle, qui est plus du genre à sortir avec des gens, alors que Cath préfère écrire, seule dans sa bulle. Wren a totalement délaissé Cath lorsqu’elles sont entrées à la fac et ça a été une épreuve à surmonter pour celle-ci.
« Elle le regarda partir, ses cheveux bruns et ses paumes bleuies luisant sous la lune.
Maintenant, elle était seule ; seule avec une centaine d’arbres qu’elle n’aurait jamais remarqués en plein jour.
Les lumières de la bibliothèque s’éteignirent, et l’ombre de l’étudiante se fondit dans les ténèbres ambiantes. »
L’histoire m’a déçue, elle était moins bien que ce à quoi je m’attendais, mais une chose m’a vraiment « marquée » : j’ai compris l’importance que Carry On avait pour Cath. Comme elle le dit elle-même : au moment où le dernier livre de la série Simon Snow sort, tout est fini.
Je n’ai jamais écrit de fanfic mais je crois que c’est ça qui est compliqué : savoir qu’on ne détient pas le pouvoir de choisir comment l’histoire va se terminer.
En tout cas, ce livre m’a donné envie de lire plus de fanfictions alors depuis, je passe beaucoup plus de temps sur Wattpad 😉
« Nick était doué.
Cath aimait être assise à côté de lui et contempler la beauté des phrases qui naissaient de son stylo, rire aux vannes qui fleurissaient devant elle.
Les mots s’enchaînaient naturellement ; et c’était beau. »

Tout plutôt qu’être moi

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Auteur : Ned Vizzini
Date de sortie : 28 janvier 2016
Editions : La Belle Colère
Synopsis : Chez son psy, Craig Gilner apprend l’existence du syndrome d’Ondine : ceux qui en souffrent oublient de respirer. La dépression, Craig va en faire l’expérience, c’est ce qui arrive quand on oublie de vivre.
Craig est bien décidé à réussir. Il intègre l’une des plus prestigieuses prépas de New York. Mais très vite, il ne mange plus, ne dort plus, et pense sans arrêt à ses devoirs et à la jolie copine de son meilleur ami. Craig est pris dans une spirale d’anxiété, qui l’accule et le paralyse. Comment en est-il arrivé là ?
397 pages

Mon avis :

Tout plutôt qu’être moi est une lecture commune avec Anaïs du blog Planare. Nous avons lu ce livre en même temps, tout en racontant au fur et à mesure à l’autre ce qu’on pensait de l’histoire, qui au final nous a plu à toutes les deux !
Le début m’a parut plutôt lent, mais je n’étais pas encore assez rentrée dans le vif de l’histoire. C’est un livre qu’on peut lire d’une seule traite.
Craig a une façon bien à lui de voir le monde : il se repère grâce à des tentacules et des ancres. Les tentacules sont ce qui l’empêche d’être heureux, les ancres sont des choses stables dans sa vie. Anaïs l’explique un peu plus en détail dans son article.
Son langage, sa façon de penser nous ont paru un peu familier, mais on se met ainsi beaucoup plus facilement dans la peau du personnage.
Ce livre m’a beaucoup touchée (à vrai dire, je suis restée figée plusieurs minutes à réfléchir lorsque je l’ai refermé). Il nous donne de l’espoir, il nous montre que quand on croit avoir touché le fond, il reste toujours quelque chose pour nous faire remonter à la surface.
Mais je ne peux m’empêcher de croire que l’histoire se finit mal, puisque l’auteur de ce livre, Ned Vizzini, s’est jeté du haut d’un immeuble de Brooklyn en décembre 2013. Il avait 32 ans et se battait depuis des années contre la dépression.

 

L’avis d’Anaïs : « Ce livre donne de l’espoir et de l’amour, il m’a bouleversé à un point et s’inscrit dans mes coup de cœurs, pour sûr ! J’ai été transportée d’un bout à l’autre. L’auteur a su trouver les bons mots et a apporté une touche parfaitement dosée d’humour pour mettre un peu de son vécu dans l’histoire de Craig. »
La suite sur son blog.

 

« – Alors je vais rester ici jusqu’au vrai déclic ?
– Je ne vous suis pas.
– Je vais rester ici jusqu’à ce que je sois guéri ?
– On ne guérit pas de la vie, monsieur Gilner. » Le docteur se penche vers moi. « On la gère. »