Phobos : un coup de cœur !

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Auteur : Victor Dixen

Date de sortie : 11 juin 2015

Editions : Robert Laffont

Synopsis : Ils sont six filles et six garçons, dans les deux compartiments séparés d’un même vaisseau spatial. Ils ont six minutes chaque semaine pour se séduire et se choisir, sous l’œil des caméras embarquées. Ils sont les prétendants du programme Genesis, l’émission de speed-dating la plus folle de l’histoire, destinée à créer la première colonie humaine sur Mars.

Léonor, orpheline de dix-huit ans, est l’une des six élues. Elle a signé pour la gloire. Elle a signé pour l’amour. Elle a signé pour un aller sans retour…

433 pages

Mon avis :

J’avais vraiment vu beaucoup d’avis positifs sur ce livre alors je me suis lancée sans vraiment savoir à quoi m’attendre. Et rien qu’au bout de quelques pages, j’adorais déjà l’histoire.

Je n’ai jamais lu de livre dans ce style mais qu’est-ce que j’ai aimé !

J’ai aimé la façon dont Victor Dixen traduit les sentiments de Léonor. J’ai aimé la façon dont il décrit ce qu’elle voit pour ensuite le redessiner. J’ai aimé la façon dont il la fait paraître forte et courageuse.

Je pense qu’il peut à son tour faire partie de mes coups de cœur !

« La pointe du stylet se met à glisser sur la surface de verre lisse, un peu tremblante au début, puis de plus en plus assurée à mesure que je me déconnecte du vaisseau pour me concentrer sur le petit rectangle blanc de l’écran – ma fenêtre sur l’ailleurs, mon échappatoire. »

J’adore la nature de Léonor, son idée de n’inviter chaque garçon qu’une fois sur six m’avait plu au début mais après j’étais très frustrée qu’elle ne veuille pas voir plus souvent le prétendant avec lequel je voulais qu’elle soit.

Mais Victor Dixen ne peut pas nous faire ça ! Cette fin ! C’est tellement frustrant, j’ai envie de courir à la librairie la plus proche pour acheter le second tome !

« Marcus : « La page de ma vie est déjà bien remplie, et un jour elle sera complètement noircie. Mais pour l’instant, il reste un endroit vierge, où je n’ai jamais su quoi écrire. » Il désigne du doigt son pectoral gauche, à l’endroit du cœur. La peau y est complètement blanche et lisse, libre de toute végétation, de toute inscription. Sonnerie. L’entretien est fini. »

Did I Mention I Miss You : troisième et dernier tome de la saga DIMILY !

 

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Auteur : Estelle Maskame

Date de sortie : 3 novembre 2016

Editions : Pocket Jeunesse

Synopsis : Quand Eden rentre à Santa Monica pour l’été, tout le monde la regarde de travers. Son père et Jamie lui en veulent terriblement d’avoir semé la zizanie dans la famille. Et lorsque Tyler débarque sans prévenir, plus rien ne va.

Malgré leur rupture et le départ précipité de Tyler l’année passée, ont-ils vraiment tous les deux tourné la page comme ils le prétendent ?

348 pages

Mon avis :

J’avais pré-commandé le livre pour le recevoir le plus tôt après sa sortie et il est arrivé deux jours après (puis lu le soir même;) )

J’avais vraiment hâte de lire ce troisième tome de la saga DIMILY que j’attendais depuis quelques mois. Et j’ai été triste de laisser l’univers d’Eden et Tyler lorsque je l’ai refermé.

Eden retourne à Santa Monica après avoir essayé d’oublier Tyler pendant de longs mois mais le voici de retour. Ils partent ensemble à Portland, laissant le reste de la famille seule, pour essayer de se réconcilier.

« Là-haut, au dessus de cette cascade, je suis à des millions de kilomètres de la Californie. L’odeur de mousse humide, la fraîcheur de l’air, les arbres si verts et vivants, c’est ça, l’Oregon. »

J’ai adoré la plume de l’auteur dans ce roman, elle est toujours aussi simple, agréable et légère, j’avais vraiment l’impression de vivre l’histoire.

Ce troisième tome est de loin mon préféré, ils font beaucoup plus de choses dans celui-ci que dans les autres et personne n’est là pour les empêcher de se retrouver.

Et moi qui suis souvent déçue par la fin des romans, j’ai adoré celle-ci, qui clos parfaitement le troisième tome de la saga.

« Je range ma paire rouge dans la boîte, puis dans le placard, et ferme la porte.

Un jour, j’ai juré de ne plus jamais les porter, mais je les ai gardés, parce qu’au fond de moi, je savais qu’il me restait un espoir. J’ai eu raison de donner une seconde chance à Tyler et de suivre mon cœur. Parfois, ça vaut le coup de prendre des risques. »

La photo n’a pas été prise par moi mais par une amie à qui j’avais prêté le livre 🙂

Dans le silence de ton cœur

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Auteur : Alice Ranucci

Date de sortie : 17 février 2016

Editions : Hachette Romans

Synopsis : A seize ans, Claudia est belle, populaire, et obtient tout ce qu’elle désire. Aller en cours ? Obéir à ses parents ? A d’autres !

Elle préfère retrouver ses amis dans les rues de Rome et attirer l’attention de Rodrigo, le plus séduisant garçon du lycée.

Sa mère lui reproche son comportement immature et l’oblige même à travailler bénévolement dans un centre pour jeunes immigrés. Claudia s’en moque. Elle la défie toujours plus, se préparant, chaque fois, à subir de nouvelles remontrances.

Mais un soir, tout s’arrête. Il n’y a pas de dispute. Il n’y en aura plus jamais. Claudia se retrouve seule, face à sa conscience.

224 pages

Mon avis :

Ce livre est une lecture commune avec Juliette du blog Lectures by Juliette. Elle a été assez rapide mais pas mauvaise pour autant. Et même tout le contraire !

Ce livre a été un véritable coup de cœur. J’ai été plongée dans l’histoire jusqu’au bout. L’auteur a réussi à me faire passer par une infinité d’émotions tout au long du roman !

 

Claudia a un comportement plutôt détestable. Elle veut se sentir au dessus des autres, elle n’a aucune autonomie et pourtant, on sait que c’est une fille gentille. Elle n’est pas proche de ses parents, passe son temps dans la rue avec des amis qui ne le sont pas vraiment et tente par tous les moyens d’attirer l’attention de Rodrigo.

« La voix de ma mère. Je l’entendis résonner, nettement, au plus profond de moi : un monde faux, un monde superficiel, un monde sans âme. « Ne deviens pas comme eux, Claudia. Tu es différente. »

 

Le fait que sa mère meure va lui permettre de comprendre qui elle est vraiment, que les gens qu’elle pensait être ses amis ne le sont pas. Qu’elle est seule. Et c’est tellement dur de se sentir seul . Et enfin elle se met à réagir ! Mais c’est triste qu’il ait fallu que sa mère décède pour qu’elle fasse quelque chose.

Quand elle est entrée pour la première fois dans le centre d’immigrés, je savais que ça allait lui apprendre bien plus qu’elle ne le pensait. Et j’ai été tellement touchée quand elle commence à aider les immigrés pour sa mère. Pour elle.

C’était une très bonne idée de vouloir filmer les témoignages des jeunes immigrés. Ça leur permet de dire ce qu’ils ont sur le cœur et à elle de se rendre compte que la vie n’est pas du tout comme elle l’imaginait. Et comment on peut se rendre compte de tellement de choses grâce aux autres ! Ça donne envie de connaître la véritable histoire de chaque personne. Claudia a fait tout ça pour sa mère, mais elle l’a fait aussi pour elle. Et elle va redevenir elle-même. Grâce à la mort de sa mère. Grâce à sa mère tout court.

« Je ne sais pas combien de temps elle resta là, immobile. Peut-être quelques minutes, peut-être des heures. Je sais seulement qu’elle me regardait et qu’en moi, je la regardais aussi. J’aurai voulu lui dire tant de choses, j’aurai voulu sentir la tiédeur de son étreinte, mais les quelques pas qui nous séparaient semblaient alors infranchissables. »

 

Norlande

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Auteur : Jérôme Leroy

Date de sortie : 6 mars 2013

Editions : Syros

Synopsis : « Tout, finalement, est allé très vite après cette étrange conversation entre maman et moi à la cafétéria. C’était quelques mois avant que l' »événement » ne se produise, quelques semaines avant que l’Autre n’entre en scène.

Dans la mythologie norlandaise, le temps est circulaire, représenté par un serpent qui se mange la queue. Depuis cette table, dans ma chambre de la clinique, jamais une image ne m’a semblé aussi juste.

L' »événement », l’Autre, ont toujours été là. A attendre sur un point du cercle. Et c’est moi, nous, toute la Norlande, qui allions à la rencontre de ce point sans le savoir et sans pouvoir l’éviter. »

151 pages

Mon avis :

Ce livre était une lecture facultative qui nous permettait de découvrir la plume de Jérôme Leroy avant la rencontre avec cet auteur.

Tout le monde le sait, les romans à lire pour les cours sont rarement aussi plaisants qu’on le souhaiterait. Mais celui-ci m’a surprise, je ne m’attendais pas à ce qu’il me bouleverse autant.

C’est un livre très émouvant, inspiré de l’attentat qui a lieu en Norvège en juillet 2011. L’histoire retrace la convalescence de Clara, une adolescente directement touchée par ce qui a eu lieu à Clamarnic (île où une partie de l’attentat s’est déroulé dans le roman).

« Ou encore, comme ces jours-ci, quand survient quelque chose de plus transparents, de plus cristallin dans la lumière du dehors, quelque chose de typique du bref printemps norlandais, quelque chose de pur et d’éphémère, de joyeux, que je préfère contempler en restant derrière une baie vitrée, tellement j’ai peur de me sentir exclue de toute cette vie qui revient malgré tout. »

Clara dit être responsable de ce qui est arrivé même si les gens lui affirment le contraire, mais nous ne savons ce qu’il s’est passé qu’à la fin du roman, même si grâce à quelques indices laissés ici et là par l’auteur on peut deviner certaines choses.

J’ai vraiment énormément apprécié ce livre et j’attends avec impatience de découvrir son prochain roman que nous devons également lire pour la rencontre.

« J’ai aussi perdu le sens de cette beauté-là, on me l’a volé, et si les autres me semblent irréels, le monde aussi m’est devenu étranger, comme un décor vaguement hostile. »