Les 100

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Auteur : Kass Morgan
Date de sortie : 22 janvier 2014
Synopsis : 2:48…2:47…2:46…
Ils sont 100, tous mineurs, tous accusés de crimes passibles de la peine de mort.
1:32…1:31…1:30…
Après des centaines d’années d’exil dans l’espace, le Conseil leur accorde une seconde chance qu’ils n’ont pas le droit de refuser : retourner sur Terre.
0:45…0:44…0:43…
Seulement, là-bas, l’atmosphère est toujours potentiellement radioactive et à peine débarqués les 100 risquent de mourir.
0:03…0:02…0:01…
Amours, haines, secrets enfouis et trahisons. Comment se racheter une conduite quand on n’a plus que quelques heures à vivre ?
364 pages

Mon avis :

La plupart des avis que j’ai lu étaient plutôt négatifs, mais une amie qui regarde la série m’avait conseillé de la découvrir aussi alors je me suis dit pourquoi pas ? J’ai commencé par le livre pour ne pas me faire spoiler par la série mais j’ai été assez déçue même s’il y a quelques points positifs. Le sujet est pas mal (probablement déjà vu, mais bon) seulement je n’ai pas réussi à vraiment me plonger dans le roman.
Au début, j’ai cru que je n’arriverai pas à suivre l’histoire s’il y avait beaucoup de personnages, mais il n’y en a que quatre (Clarke, Glass, Wells et Bellamy) et qui nous permettent de suivre à la fois ce qu’il se passe sur Terre et dans l’Espace car l’un d’entre eux est resté à bord de la « navette ». Ça reste quand même un peu trop puisqu’on a à peine le temps de s’habituer au point de vue d’une seule personne qu’on passe déjà à la suivante. Il y a également des retours dans le passé qui servent à mieux comprendre l’histoire.
Comme toujours, il y a le triangle amoureux (vu, encore et encore !) avec Clarke qui n’arrive pas à se décider entre Wells et Bellamy (heureusement qu’elle a fini par choisir, je déteste les livres dont les personnages ne savent pas faire de choix) mais il n’occupe pas la totalité du roman.
Un point que je me devais de noter dans cette chronique : la relecture a été mauvaise puisque plusieurs fois, Glass et Clarke ont été confondues (si l’auteur arrive à se perdre dans ses personnages, imaginez le lecteur ! J’ai relu les phrases au moins dix fois avant de comprendre).
A part ces points négatifs, ce roman a quand même été agréable car il y a de bonnes bases et lire le ressenti de personnes qui débarquent sur Terre pour la première fois m’a assez plu (lisez la citation en fin d’article : qui ne nous pense à tout ça lorsqu’il regarde un coucher de soleil ?)
« Tout le monde a le doigt levé vers le ciel qui offre un spectacle des plus grandioses. Une symphonie de couleur est en train de s’y jouer : des traînées orange viennent s’inviter dans le bleu royal. Tel un hautbois rejoignant une flûte, le solo devient duo. L’harmonie s’enrichit ensuite crescendo, des touches jaunes et roses ajoutent leurs voix au chœur multicolore. »
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Le vide de nos coeurs

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Auteur : Jasmine Warga
Date de sortie : 15 mai 2015
Synopsis : Aysel a pris sa décision : elle doit disparaître. Depuis que son père a provoqué l’accident fatal qui a marqué sa petite ville à jamais, la vie est devenue trop difficile à supporter.
Cependant, elle n’est pas sûre d’avoir le courage d’y arriver seule. C’est alors qu’elle découvre Smooth Passage, un site qui lui permettra de trouver un compagnon pour oser sauter le pas. Elle choisit FrozenRobot, alias Roman, lui aussi victime d’une tragédie familiale.
Aysel et Roman n’ont rien en commun, mais ils commencent à s’apprivoiser petit à petit. Lorsque la date fatidique approche, Aysel se pose des questions. Méritent-ils de s’infliger un tel sort quand l’amour semble pouvoir guérir les blessures les plus profondes ? Et comment convaincre Roman, dont le cœur est vide depuis trop longtemps ?
303 pages

Mon avis :

Le résumé en dit un peu trop sur l’histoire ce qui gâche quand même une grande partie de la fin, puisqu’on n’a pas la joie de découvrir nous-même qu’Aysel choisit de ne pas mourir.
Il y a dans tout le livre beaucoup de mystère autour de l’histoire du père d’Aysel et même si on veut savoir ce qu’il s’est passé (je voulais savoir ce qu’il s’était passé !), il faut attendre la fin du roman pour le découvrir.
Au début du livre, Aysel est totalement sûre de vouloir mourir mais, au fur et à mesure que l’histoire avance, elle doute de sa décision. Habituellement, je n’aime pas les gens qui ne savent pas ce qu’ils veulent, mais dans ce livre-là, dans ce sens-là, j’étais vraiment soulagée.
Pour elle, la dépression est « une grosse limace noire » à l’intérieur de son ventre, qui l’empêche d’être heureuse et pourtant, elle va refaire des choses qu’elle avait fait lorsqu’elle était petite, ce qui va lui redonner le goût de vivre. C’est grâce à ces activités (comme aller au zoo ou à la fête foraine, par exemple) qu’on comprend qu’elle va abandonner l’idée de se suicider et va essayer de ramener Roman de son côté.
Au départ, je ne savais pas si ce livre allait me plaire, mais j’ai été touchée par les personnages et leurs histoires. Je ne peux que le conseiller à tous.
« Je ferme les yeux et pose les mains à plat sur la vieille empreinte. Elles sont maintenant bien trop grandes pour tenir dedans, mais j’ai quand même le sentiment d’être plus à ma place ici que nulle part ailleurs. Renversant la tête en arrière, je rouvre lentement les yeux. Le ciel est couvert et figé, comme s’il retenait son souffle. Je retiens le mien aussi et attends que la boule dans ma gorge s’estompe. Mais en vain. »

Did I Mention I Need You ?

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Auteur : Estelle Maskame
Date de sortie : 4 mai 2016
Synopsis : Cela fait un an qu’Eden n’a pas vu son demi-frère Tyler… son amour secret. Une histoire impossible. Chacun est passé à autre chose. Eden est heureuse avec Dean, son nouveau petit ami, et Tyler est parti à New York.
Mais quand il invite Eden à l’y rejoindre, ils ne pourront pas faire semblant éternellement.
Dans la chaleur étouffante de l’été new-yorkais, il devient vite évident qu’ils s’aiment encore…
343 pages

Mon avis :

Eden a attendu un an entier avec impatience de retrouver Tyler. Comme si le reste n’existait pas jusqu’au moment où elle va le revoir. J’ai trouvé ça un peu dommage qu’elle ne pense qu’à lui.
Le point positif, c’est que l’on a toujours l’impression de voyager dans ce deuxième tome, car l’auteur décrit parfaitement l’image de New York, avec beaucoup de détails.
Il était évident qu’Eden allait tromper Dean avec Tyler, seulement ils décident de lui avouer en espérant qu’il leur pardonnera, plutôt que de lui cacher et qu’il s’en rende compte tout seul (ce qui arrive souvent dans les livres).
Sauf que dans tous les romans, il y a malheureusement des personnages qui viennent s’opposer au bonheur du héros. Pour ne pas spoiler, je dirai seulement que j’étais sûre qu’il/elle interviendrai encore une fois, et pas positivement.
La fin m’a déçue (encore !) Avec la phrase qu’ils s’étaient dite « No te rindas », je pensais vraiment qu’elle serait différente.
« Au moment où j’aperçois ce qui s’étale sous mes yeux, j’oublie totalement la raison de notre présence ici. J’oublie les mains de Tyler sur mon corps. J’oublie qu’il s’apprête à me dire que c’est fini. Parce qu’à cette seconde, ce qui me frappe, c’est la vue. »