Quelqu’un pour qui trembler

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Auteur : Gilles Legardinier
Date de sortie : 1er octobre 2015
Synopsis : Pour soigner ceux que l’on oublie trop souvent, Thomas a vécu des années dans un village perdu en Inde. Lorsqu’il apprend que la femme qu’il a autrefois quittée a eu une fille de lui, ses certitudes vacillent.
Il lui a donné la vie, mais il a moins fait pour elle que pour n’importe quel inconnu. Est-il possible d’être un père quand on arrive si tard ? Comment vit-on dans un monde dont on ne connaît plus les codes ? Pour approcher celle qui est désormais une jeune femme et dont il ne sait rien, secrètement, maladroitement, Thomas va devoir tout apprendre, avec l’aide de ceux que le destin placera sur sa route.
Voici la réjouissante histoire de ce que nous sommes capables de réussir ou de rater au nom de la seule chose qui compte dans nos vies.
420 pages

Mon avis :

Pour moi, les sujets qui ressortent le plus dans ce livre sont l’esprit de famille, qui est le thème principal du livre puisque Thomas quitte ses amis d’Ambar pour retrouver sa fille lorsqu’il apprend qu’il en a une, mais aussi l’importance d’aider les autres. C’est d’ailleurs le métier du personnage principal de cette histoire, qui a quitté son ex-femme (sans savoir qu’elle attendait un enfant de lui) pour pouvoir faire de l’humanitaire.
C’est donc en partie pour ça que j’ai aimé ce livre.
Mais j’ai aussi beaucoup apprécié les personnages qui sont très attachants, comme les personnes âgées dont Thomas s’occupe lorsqu’il retourne dans la ville où a grandi sa fille, ainsi que l’infirmière qui l’aide dans ce travail, et également le copain de sa fille, Romain qui, après avoir fait une maladresse, reproduit une chanson à l’aide d’un acolyte pour se faire pardonner son erreur. Passage vraiment touchant du reste.

Attention spoilers (ne pas lire si vous ne voulez pas connaître le dernier chapitre du livre)

Une fin pourtant mitigée, puisque Thomas n’avoue pas à sa fille qu’il est son géniteur, après tout ce qu’il aura fait pour elle, seul et avec l’aide de « ceux que le destin placera sur sa route ».

Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre

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Auteur : Ruta Sepetys
Date de sortie : 22 mars 2011
Synopsis : Lina est une jeune Lituanienne comme tant d’autres. Très douée pour le dessin, elle va intégrer une école d’art. Mais une nuit de juin 1941, des gardes soviétiques l’arrachent à son foyer. Elle est déportée en Sibérie avec sa mère et son petit frère, Jonas, au terme d’un terrible voyage. Dans ce désert gelé, il faut lutter pour survivre dans les conditions les plus cruelles qui soient. Mais Lina tient bon, portée par l’amour des siens et son audace d’adolescente. Dans le camp, Andrius, 17 ans, affiche la même combativité qu’elle.
432 pages

Mon avis :

La couverture est déjà tellement magnifique que je ne pouvais pas imaginer que le livre ne le soit pas. C’est le genre d’histoire qui touche et qui montre aux gens toute l’horreur de ces actes. Les paragraphes qui retournent dans le passé sont des souvenirs auxquels Lina pense en voyant certaines choses et ils permettent d’en savoir plus sur elle et son ancienne vie, et ça m’a plu. L’auteur est vraiment très douée, puisqu’elle arrive à faire passer des sentiments très forts à travers ce livre. Au fur et à mesure de l’histoire, je comprenais pourquoi Lina pensait cela, pourquoi elle était en colère, la tristesse et le courage des Lituaniens arrêtés. Tout un tas de choses difficiles à faire passer, qui m’ont vraiment touchée. C’est avec une énorme peine que j’ai refermé le livre. La dernière phrase de l’auteure est peut-être celle qui m’a le plus touchée dans ce roman : « Ces trois minuscules nations ont appris au monde qu’il n’est pas de plus puissante arme que l’amour. Quel que soit la nature de cet amour […], il nous révèle la force miraculeuse de l’esprit humain.
Au final, je n’ai qu’une chose à dire :
Ce livre était formidable.